• La conquête de l'Algerie (1830-1847)

    1830 - 1847

    Algérie

    Carte géographique de 1830

    En juin 1830, la prise d'Alger décidée par Charles X est une opération de prestige conduite à des fins de politique intérieure. Héritant de cette encombrante conquête, Louis-Philippe hésite entre l'évacuation des troupes (demandée par l'Angleterre et les libéraux) et leur maintien (souhaitée par une opinion publique patriotique). L'annexion de l'Algérie est finalement proclamée en 1834. La conquête du territoire commence. Alternant défaites et victoires, l'armée d'Afrique s'en tient jusqu'en 1837 à une occupation côtière, laissant le reste du pays sous le contrôle de l'émir Abd el-Kader. Mais, à partir de 1840, la France s'engage dans la conquête du pays tout entier, menant pendant plusieurs années une guerre sans merci à l'émir, affaibli après la spectaculaire prise de sa smala en 1843, et définitivement vaincu en 1847.

    Prise de la Smala d'Abd-el-Kader par le duc d'Aumale

    Vidéo du Château de Versailles

    "Prise de la Smala d'Abd-el-Kader par le duc d'Aumale à Taguin, 16 mai 1843", Horace Vernet En 1843, Henri d'Orléans, duc d'Aumale et fils de Louis-Philippe se distingue lors de la prise de la smala de l'émir Abd-el-Kader à Taguin, en Algérie. Cet épisode majeur de la conquête d'Algérie est représenté par Horace Vernet sur une toile de 21 mètres de long, conservée dans les Salles d'Afrique, au château de Versailles.

  • La création des chasseurs à pieds

    1837-1839

    Régiments envoyés en Afrique de 1830 à 1843 - Chasseurs d'Orléans, Capitaine - 1837

    Ferdinand, duc d'Orléans, créateur des Chasseurs à pied

    A partir de 1837

    Ferdinand, duc d'Orléans nommé lieutenant-général le 1er janvier 1834, il obtient du roi, son père, la permission de participer, en 1835, à la campagne d'Algérie. Aux côtés du maréchal Clauzel il se distingue dans la marche sur Mascara, dans l'affaire de Sidi Guarouf. Il rentre en France à la fin de décembre 1835. Nommé commandant supérieur du camp de Compiègne en 1836, riche d'expérience il va réaliser une véritable réforme de l'infanterie et d'adapter à ses besoins particuliers équipement, armement, instruction. La création d'une troupe d'expérimentation répondait à ce même besoin de former des troupes d'élite, spécialement instruites et entraînées, caractérisées par leur mobilité, leur efficacité et un esprit de corps qui les rendrait particulièrement aptes aux missions pour lesquelles l'initiative, la rapidité, l'opiniâtreté sont les conditions du succès. C'est en 1837 qu'est créée à Vincennes la compagnie des chasseurs d'essai, sous le commandement du capitaine Bougourd de Lamarre. L'année suivante l'expérience est étendue à l'échelon du bataillon. Le 14 novembre est créé le Bataillon provisoire de chasseurs à pied . Le 28 août 1839, le bataillon provisoire des chasseurs à pied reçut le nom de bataillon de Tirailleurs. Le corps allait être soumis bientôt à l'épreuve de la guerre : Abd-el-Kader ayant rompu le traité de la Tafna, des renforts considérables étaient envoyés en Algérie, et le bataillon y débarquait en décembre. Suite à la mort de leur parrain, le 13 juillet 1842, le 19 juillet, les bataillons deviennent des bataillons de chasseurs d'Orléans : ils gardent officiellement cette dénomination jusqu'à l'avènement de la Deuxième République, en 1848, où ils reprennent celle de chasseurs à pied.

    Ce chant a été composé très peu de temps après le fait d'armes de 1845, la bataille de Sidi Brahim le 23 septembre 1845 en Algérie.

    Sidi Brahim (1845)

    L'expression « faire Sidi-Brahim » est un symbole fort chez les chasseurs.

    Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1845, trois cent cinquante hommes du 8ème bataillon des Chasseurs d’Orléans ont quitté le poste côtier de Djemmaa-Gazaouet pour se diriger en direction du sud-ouest et de la frontière marocaine.
    Ils marchaient à la rencontre de l’Emir Abd-el-Kader et de la mort. Il ne reviendra de cette colonne qu’un caporal et quatorze chasseurs.

    Ainsi le nom de Sidi-Brahim entrait dans l’histoire des hommes en tenue bleue. Fait de bravoure extrême, la bataille reste dans la mémoire des chasseurs à pied et donne son nom au 8e bataillon de chasseurs à pied, dit bataillon de Sidi-Brahim. Dissous en 1999, il est recréé en 2019 en tant que groupement de recrutement et de selection Ile de France - 8ème bataillon de chasseurs à pied (GRS IDF - 8ème BCP).

  • Guerre de Secession (1861-1865)

    Matthew Brady (1823-1896) - photographe américain

    1 épreuve photographique : carte de visite, papier albuminé ; 8,6 x 5,4 centimètres

    François, Prince de Joinville

    by Matthew Brady (1861-1863 env)

    Le prince de Joinville (1818–1900), fut officier de la marine française, écrivain et artiste.

    Le prince de Joinville servit avec distinction lors de la bataille de Veracruz (1838), qui se termina par la capture française de la ville et d'une grande partie de la marine mexicaine.

    Il commanda l'expédition du « retour des cendres » qui ramena le corps de Napoléon en France, en provenance de Sainte-Hélène (1840), et dirigea les opérations au large de la côte marocaine (1844).

    Après la chute de la monarchie en 1848, il quitta la France pour l'Angleterre. En 1861, il se rendit aux États-Unis afin d'apporter son soutien au président Abraham Lincoln. L'année suivante, il accompagna le général McClellan dans la Campagne péninsulaire qu'il décrivit dans un livre, Campagne de l'Armée du Potomac, publié en 1862.

     

    Francois, prince de Joinville, was a naval officer and writer on military topics who was prominent in the modernization of the French Navy. He came to America to observe the Civil War, helped advise General McClellan and enjoyed sketching the sights he saw in the camps.

    1 épreuve photographique : carte de visite, papier albuminé ; 8,5 x 5,4 centimètre

    Louis Philippe, Comte de Paris

    By Matthew Brady (1862)

    Le comte de Paris fut officier de l'armée de l'Union durant la guerre de Sécession.

    Le prince Philippe, prétendant au trône suite à la mort de son grand-père et de son père, quitta cependant la France pour l'Angleterre après la chute de la monarchie en 1848.

    Durant la guerre de Sécession, il se rendit aux États-Unis avec son frère, le prince Robert, et son oncle, le prince François d'Orléans, afin d'apporter leur soutien au président Abraham Lincoln. Les trois hommes servirent sous les ordres du général George B. McClellan dans l'Armée du Potomac. Le prince Philippe servit avec distinction lors de la Campagne péninsulaire de 1862. La même année, Philippe et Robert démissionnèrent, et Philippe retourna en Angleterre en 1864.

    Il rédigea l'ouvrage en sept volumes, Histoire de la guerre civile en Amérique, considéré comme une référence importante concernant le conflit.

     

    Louis, count of Paris, fought in the American Civil War. He was an aide to General McClellan and the author of "The History of the Civil War in America".

    1 épreuve photographique : carte de visite, papier albuminé ; 8,5 x 5,5 centimètres

    Robert, duc de Chartres

    By Matthew Brady (1861-1862 env)

    Le duc de Chartres fut officier de l'armée française, comme son frère, et servit dans la guerre de Sécession en tant qu'officier de l'armée de l'Union.

    Né à Paris, il quitta la France pour se rendre à Turin après la chute de la monarchie en 1848.

    Il y reçut un entraînement militaire et fut chargé du 21e bataillon de dragons, régiment piémontais.

    Durant la guerre de Sécession, il se rendit aux États-Unis avec son frère, le prince Philippe, et son oncle, le prince François d'Orléans, afin d'apporter leur soutien au président Abraham Lincoln. Les trois hommes servirent sous les ordres du général George B. McClellan dans l'Armée du Potomac.

    Les frères démissionnèrent en 1862 et le prince Robert retourna en Angleterre en 1863.

     

    Robert, duke of Chartres accompanied his uncle, the prince de Joinville and his brother, the count of Paris, on their trip to observe the Civil War. He was nicknamed Captain Chatters.

    The idea that the North was fighting to free the slaves attracted many Europeans, a few who journeyed to the battlefields.

    1 épreuve photographique : carte de visite, papier albuminé ; 8,4 x 5 centimètres

    Pierre, duc de Penthièvre

    Matthew Brady (1861-1864 env)

    Le duc de Penthièvre se rendit à New York en 1861 avec son père, le prince de Joinville, et deux de ses cousins, le prince Robert d’Orléans, duc de Chartres, et le prince Philippe d’Orléans, comte de Paris, afin d'apporter leur soutien au président Abraham Lincoln dans la guerre de Sécession américaine.

    Le duc de Penthièvre étudia à l'Académie de la marine des États-Unis à Newport. En 1863, il reçut un poste honoraire en tant qu'enseigne sur l'USS John Adams, puis quitta la marine en 1864.

     

    Pierre, duke of Penthièvre was the son of the François, prince de Joinville. He attended the United States Naval Academy while his father observed the Union troops during the Civil War.

    1 épreuve photographique : carte de visite, papier albuminé ; 8,4 x 5 centimètres

    Les Orléans au camp Winfield Scott, near Yorktown,

    may 1 ,1862

     

    by James F. Gibson (1828-1905), photographe américain

    Along with the Duc de Chartres (his brother), Prince de Joinville and friends. This photo, taken by James F. Gibson, is likely No. 357 in Brady's Photographic Views of the War and shows a copyright by Bernard & Gibson in 1862 on the front. The back is not preprinted but has the pertinent information written in pencil. The photo, which shows five gentlemen seated at a table playing dominoes, was taken at Camp Winfield Scott and is in near excellent condition. Louis-Philippe Albert D'Orleans, Comte de Paris was an historian and journalist who volunteered to serve as a Union Army officer and was on the staff of Major General George McClellan, commander of the Army of the Potomac. His history of the war is a standard reference work.